CTRL ALT SUPPR 2 Loisirs

CTRL ALT SUPPR 2 : Ils sont de retour !

CTRL ALT SUPPR 2 : Ils sont de retour !

Ces dernières semaines vous avez été nombreux à me demander une suite à CTRL ALT SUPPR. Je me suis dit qu'il était temps qu'Emma et Tony reprennent du service après cette période estivale. :yes:  

Il faut se rendre à l'évidence, vous avez beaucoup aimé ces personnages ainsi que leur univers.

J'ai beaucoup hésité à écrire une suite, sachant que vous me l'avez demandée avant même la sortie officielle du premier opus.

Je n'en voyais pas l'intérêt, même si j'avais beaucoup aimé mes personnages, car je ne voulais pas vous servir du réchauffé.

 

Oui, il est évident qu'il n'y aurait plus l'effet de surprise que vous avait procuré le premier volet, j'étais persuadé que c'était une mauvaise idée.

Sauf que depuis Juin, vous avez été plusieurs à évoquer la publication d'une suite. j'ai donc fini par être convaincu par votre envie !

Comme d'habitude le chapitre a été approuvé par my Wife, ainsi que ma correctrice officielle, j'ai nommé Lasyce (merci à elle pour son travail...).

J'attends donc avec un intérêt particulier votre ressenti / vos critiques que je devine déjà sans concession sur ce premier chapitre, et c'est tant mieux !

Allez, en voiture !

***

Synopsis.

Dans l’épisode précédent Tony avait acheté un ordinateur d’occasion en panne qui s’était révélé posséder des facultés, disons, hors normes. Il a alors vécu de nombreuses péripéties accompagné de sa meilleure amie Emma.

L’histoire s’est bien terminée, certes, mais il semblerait qu’une nouvelle aventure pointe le bout de son nez pour nos deux personnages…

Ce qui est sûr c’est que vous ne regarderez plus votre ordinateur de la même manière, vraiment plus.

***

CTRL ALT SUPPR 2 : Ils sont de retour !

Chapitre 1 : Les retrouvailles.

 

C’était un vendredi après-midi d’un mois de juin.

Il faisait vraiment trop chaud dans cet appart, je dégoulinais de sueur. Je ne voyais plus la fin de ces maudits cartons. Emma avait heureusement bien voulu m'aider à ranger mon nouveau chez-moi.

Pas que cette dernière raffolât de ce genre de corvée, mais l’aventure si spéciale que nous avions vécue il y a deux ans déjà, nous avait rapprochés, et comme vous l’aviez compris, ma meilleure amie était devenue ma petite amie.

J’étais heureux d’avoir acquis une certaine indépendance, j’en avais ressenti le besoin récemment. Emma avait préféré rester chez ses parents, raisonnable qu’elle était. Elle souhaitait que notre belle histoire ait le temps de s’épanouir sans précipitation aucune.

J'allais avoir besoin d’un ordinateur portable, oui, comme la dernière fois. Celui que j’avais acheté et qui nous avait fait vivre de si étranges aventures était à l’époque reparti avec son célébrissime propriétaire, j’ai nommé mister Yoda. Je m’étais rabattu sur la tour familiale.

Ma passion pour l’informatique en avait alors pris un coup je dois le dire, j’avais perdu cette appétence pour la technologie, allez savoir pourquoi…

Toujours est-il que j’allais donc avoir besoin d’un nouvel ordinateur vu que je n’allais plus pouvoir profiter de celui de mes parents, et j’avais envie, nostalgie quand tu nous tiens, d’en acheter un… mais impérativement d’occasion.

Nous sommes alors tout naturellement retournés dans ce fameux magasin où nous avions tant de souvenirs et où tout avait commencé…

Un grand frisson parcourut mon corps à la vue de la boutique qui à mon grand bonheur existait toujours.

J’étais comme un enfant qui revenait à la fête foraine; je parcourus alors de long en large le commerce - observé par un propriétaire interrogatif - heureux de constater que l’agencement avait été rigoureusement conservé, j’avais l’impression de faire un pèlerinage…

Après un long moment de recherche, Emma, qui s'impatientait, oui, elle ne s’était pas bonifiée de ce côté-là, décida de prendre les choses en main en questionnant le jeune vendeur à proximité.

La jolie blonde qui savait (toujours) user de ses charmes demanda :

  • Salut ! dit-elle en dévoilant ses célèbres belles dents blanches, Nous avons besoin d’un ordinateur d’occase à un prix serré de préférence. On cherche pas une Ferrari, only pour la bureautique.

Le vendeur manifestement sensible au charme de la demoiselle, nous conseilla avec beaucoup de célérité plusieurs modèles ayant un excellent rapport qualité/prix et correspondant à mon budget, mais aucun ne trouva grâce à mes yeux. Je sentais, je dois l’avouer, une certaine jalousie monter en moi, ma chérie était décidément trop jolie…

Je sortis donc bredouille du magasin, au grand désespoir d’Emma, qui ne se fit pas prier pour me donner sans attendre son ressenti.

  • Pufff, t’es pénible quand tu t’y mets. Il y avait de chouettes modèles, je te trouve bien difficile. Où est-ce que tu veux que l’on trouve ailleurs des portables dans ces prix-là ?

Je répondis gêné, tout en me disant que je devrais peut être retourner dans le magasin…sauf que je n’en avais pas envie, mais alors vraiment pas :

  • Oui, t’as raison, mais je les sentais pas ces engins, je sais tu dois me trouver compliqué, mais aucun ne me plaisait vraiment…

Elle me répondit alors tout en levant les yeux au ciel, elle venait manifestement de comprendre :

  • Attends, tu vas pas me dire que tu cherchais un clone du vieil ordi de Yoda ? C’est ça ? Dis-moi que je rêve !
  • Euh, ben…oui. Je sais c’est bête, mais j’avais espéré en trouver un qui lui ressemble au moins un peu et…

La demoiselle me coupa la parole, lisant comme d’habitude dans mes pensées :

  • Ça te manque ? Tu aimerais repartir ? C’est ça ?
  • Oui !!!

La réponse spontanée était sortie toute seule, une libération ! J’étais comme l’astronaute qui avait mis le pied sur la Lune, et qui de retour sur Terre s’ennuyait ferme. Comme profiter d’un quotidien, si désespérément quelconque au demeurant, quand on avait vécu tout cela ?

Emma me regarda alors dans les yeux et me fit cette confession étonnante :

  • Si toi cela te manque, eh bien je dois t’avouer qu’il ne s’est pas passé une seule journée sans que je pense à cette fameuse et fantastique semaine. Nous avons vécu quelque chose de spécial, nous avons été des privilégiés...Je donnerai cher pour revivre cela, même avec tous les risques que cela pourrait comporter et…

Elle laissa sa phrase en suspens, songeuse. Aussi curieux que cela puisse paraître nous n’avions jamais vraiment abordé le sujet.

Certes nous avions quelques fois reparlé de quelques-uns de ces événements passés, mais à aucun moment nous ne nous étions avoué notre désir de repartir ou alors si nous l’avions exprimé, c’était sur le ton de la plaisanterie…

La discussion s’arrêta là, aucun de nous deux n’avait envie de la poursuivre. Nous venions de raviver de nombreux souvenirs, pas toujours bons, certes, mais il fallait l’avouer, nous avions au final adoré nous "balader" dans ces dimensions parallèles.

Je laissai ma bien-aimée repartir chez ses parents ce soir-là. Nous n’étions pas fâchés, non, nous avions simplement verbalisé une évidence que nous nous étions cachée durant deux années. La vie n’avait plus la même saveur depuis nos au-revoir à Yoda. Nous nous aimions, cela ne faisait aucun doute, rien ne pourrait nous séparer, nous étions très attachés l’un à l’autre. Mais la monotonie était pesante, il était devenu difficile de vivre avec.

Je me couchai bien pensif ce soir-là, persuadé que ma chérie était dans le même état d’esprit que moi, triste.

La nuit fut interminable, je me tournais et me retournais des centaines de fois en revivant toutes ces scènes avec Yoda. Je nous revoyais à quatre pattes tentant de nous échapper de ma propre maison habitée par des inconnus dans cet univers parallèle, parler à mes propres parents avant ma naissance, quelles expériences cela avait été bon sang ! Et que dire de ce chat gris? Dès que je croisais un de ses congénères de la même couleur, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à lui et d’espérer qu’il venait me - nous - chercher.

Combien de fois avais-je espéré trouver le fameux portable en rentrant dans ma chambre. Je me demande même si mon désir de quitter la maison de mes parents n’avait pas inconsciemment un rapport, ce qui ne m’étonnerait pas d’ailleurs. J’essayais peut être de fuir cette réalité pour oublier paradoxalement les autres.

Maintenant que mon amoureuse m’avait révélé qu’elle aussi était nostalgique de cette période, j’avais réalisé que nous souffrions, non le verbe n’était pas trop fort, en silence. Que l’avenir s’annonçait compliqué, d’autant plus que nous ne pouvions nous confier à personne.

Une idée saugrenue germa alors dans mon esprit : et si j’essayais d’entrer en contact avec Yoda pour lui proposer nos services ? Cette pensée me rendit le sourire et me permit de m’endormir enfin paisiblement.

Je me réveillai le lendemain matin avec cette idée fixe : revoir Yoda. Je décidai donc de me rendre rue de l’Avenir, la fameuse. Croyez-le ou non, nous n’y avions jamais remis les pieds. J’approchais de la fameuse ruelle quand j’aperçus, mais était-ce vraiment une surprise, mon Emma qui avait eu manifestement la même idée et qui s’apprêtait à toquer à la non moins fameuse porte moyenâgeuse.

Ma dulcinée me posa alors cette drôle de question dont la réponse était pourtant évidente :

  • Mais qu’est-ce que tu fais là ?

Je la trouvais bien culottée la belle, je lui répondis avec un demi-sourire complice :

  • La même chose que toi !

Nous éclatâmes alors de rire. Nous étions heureux de nous retrouver là, le bonheur se trouve parfois dans de petites choses insignifiantes. La réalité se rappela alors à nous. Malgré notre insistance, personne ne répondit et la porte étant verrouillée, aucune exploration improvisée n’était donc possible. Nous rebroussâmes chemin, nous avions au moins essayé, nous nous devions de reprendre nos vies.

Le tramway arriva, nous ne nous fîmes pas prier pour embarquer. Nous parlions de choses et d’autres quand ce dernier freina brusquement. Emma ne put s’empêcher de lâcher alors un :

  • Mais qu’est-ce qu’y se passe encore ? ! Y a encore un abruti qui a refusé la priorité ?

Les portes s’ouvrirent au bout de quelques minutes. La rame ne repartirait manifestement pas tout de suite. Nous descendîmes donc entre deux arrêts, mais qu’elle ne fut pas notre surprise quand nous nous retrouvâmes nez à nez avec Yoda assis sur un banc, caressant le fameux chat gris ! Il démarra la discussion voyant nos airs hébétés accompagnés d’un désespérant silence :

  • La technologie est décidément peu de chose, dit-il en souriant, un petit fil rongé dans un aiguillage - il fit une pause en regardant avec un air faussement sévère son adorable chat - et le trafic est paralysé…

C’est Emma qui retrouva sa langue la première :

  •  Bonjour, contents de vous revoir, et je parle au nom de nous deux ! Cela faisait longtemps ! Que venez-vous faire ici ?

 Le vieil homme répondit avec un sourire malicieux :

  • Eh bien c’est simple, j’ai besoin de vous !

    Je poursuivis à mon tour la discussion, fébrile, sentant une joie immense monter en moi :

  • Ah, bon ? On doit aider quelqu’un ?

     La réponse fut à la hauteur du personnage énigmatique :

  • Oui ! Et ce sont vos enfants !

     Bon, les affaires reprennent comme dirait l’autre !

***

Alors ? Avez-vous aimé les retrouvailles avec vos personnages favoris ? bg

Christophe. :bye:

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4 Commentaires

  • :bye: christophe,

    L’aventure continue !!! cette suite est toujours aussi énigmatique et captivante que l’autre. Toujours aussi bien écrit. Vivement la suite !!!

    Bon dimanche

    Béatrice

  • Salut Christophe

    Ben voila, c'est reparti pour un tour .........!! :good:

    Je ne m'en lasse pas des aventures de nos ados...........euh, non, de nos jeunes adultes amoureux !
    donc, tu finiras cette histoire par ...........et ils eurent beaucoup d'enfants ....

    J'apprécie ta qualité d'écrivain.....

    Bon dimanche.... :bye: