Loisirs SIA Le livre

SIA : 5ème Chapitre

Voici la couverture officielle du livre. Merci à Mia.

Voici le cinquième chapitre.

Pour celles et ceux qui le découvriraient pour la première fois aujourd'hui, tous les chapitres sont accessible ici : https://sospc.name/category/sia-le-livre/

Rappel du synopsis.

Un Geek découche un soir, voilà un mystère qui ne déplacera pas les foules. Cette disparition n'émeut d'ailleurs personne et les autorités ne voient pas où est l'urgence, c'est un grand garçon tout de même. Mais Benjamin, son meilleur ami, ne l'entendait pas de cette oreille. Il savait que l'heure était grave. Il décide de partir à sa recherche aidé par une intelligence artificielle aussi précieuse qu'excentrique.

Allez, c'est parti !

***

Chapitre 5. La rue de La Loge

 

La rue de la Loge était piétonne, je me garai donc dans la rue suivante. Je revins vers l'interminable rue et manque de chance j'étais arrivé à son extrémité la plus éloignée de mon objectif… le n°656. Je me dirigeai d'un pas décidé vers le numéro 242, espérant ardemment que le mystère allait être levé, tout en ayant la drôle de sensation qu'il me manquait quelque chose.

Oui, j'avais démarré mon enquête en binôme. Un acolyte qui n'était pas humain, certes, mais le fait qu'il avait une sacré répartie et qu'il pouvait m'être, j'en étais persuadé, très précieux, faisait que je ressentais un vide.

L’imposante porte moyenâgeuse ne disposait pas de sonnette, ce n'était bien évidemment pas ce détail qui allait freiner ma détermination. Je frappai fermement. Personne ne daigna me répondre, ce qui déclencha en moi une certaine impatience – ce qui n'était pas habituellement dans ma nature – je frappai alors de façon plus prononcée, en mode bourrin.

Cette attaque en règle ne déclencha pas de réaction derrière la forteresse, je ne savais pas quoi faire, mon enquête était au point mort. Je me sentais mal.

J'étais tellement absorbé par ma déconvenue, que je n'avais pas remarqué sur le trottoir d'en face, une jeune fille blonde, un peu plus jeune que moi semblait-il, qui me dévisageait avec délectation. Son sourire était insupportable.

Vu son manque de discrétion et d'éducation manifeste, et n'ayant rien d'autre à faire, je me décidai à la rejoindre pour la questionner. Et non, ce n'était pas mes habitudes de sauter sur tout ce qui bouge, si vous voyez ce que je veux dire.

Certes son physique, disons avantageux, n'était pas déplaisant, mais mon objectif premier étant bien plus noble et vital, je m'interdis de penser à quoi que ce soit d'équivoque.

Je démarrai ma prise de contact par un classique ''Bonjour mademoiselle''.

L'intéressée me répondit avec une répartie qui collait bien avec ce qu'avait laissé entrevoir le personnage :

  • T'es à fond, là ? Alors là je crois rêver !

Je dois avouer que je suis resté sans voix, je ne compris pas cette agressivité naissante mêlée d'ironie manifeste. Je poursuivis donc concentré sur l'objectif :

  • Vous êtes du quartier ? Je cherche à voir la personne qui habite ici au 242, terminai-je en montrant la porte du doigt.

La réponse prévisible fusa :

  • Non, vraiment, ça marche encore ce type de drague ?

Je n'avais pas de temps à perdre. Je n'étais pas en train de faire du tourisme, et manifestement la demoiselle se méprenait sur mes réelles intentions. Je décidai de faire demi-tour sans répondre, contrarié par cette nouvelle impasse dans mes recherches.

Contre toute attente l'offusquée se manifesta à nouveau en élevant la voix – il est vrai que je m'éloignais rapidement – :

  • Vous connaissez l'humour ? Hein ? Manifestement pas d'après ce que je vois. Détendez-vous !

Je me retournai, piqué par la curiosité, je dois le confesser. Voyant qu'elle avait toute mon attention elle poursuivit :

  • J'ai bien compris que vous ne me draguiez pas, votre air paumé en dit long sur votre désespoir. La propriétaire n'est pas là… Elle devrait être de retour d'ici peu. On peut l'attendre ensemble…

Je souris. Je la trouvais sympathique tout à coup – non, ce n'est pas ce que vous pensez. C'est fou comme on peut s'arrêter à un physique, à quelques mots parfois, pour se faire une opinion sur les gens. Son attitude, je ne savais pas si elle avait changé ou si c’était moi qui ne l'avais pas perçue de prime abord, montrait une certaine empathie : je venais peut-être de trouver de l'aide. Je poursuivis la conversation désormais pacifique.

  • Moi c'est Benjamin. Et vous ?

  • Cléa. Et tu peux me tutoyer, ça ne me dérange pas, maintenant qu'on a brisé la glace, hein ? termina-t-elle en souriant avec un improbable clin d’œil.

Le tutoiement n'est pas quelque chose d'aisé pour moi, d'autant plus quand cela concerne quelqu'un que je connais à peine. Je pris donc sur moi et m'empressai de lui avouer la raison de ma présence :

  • Euh… Bon, voilà, je ne vais pas te raconter ma vie, mais je suis à la recherche de mon meilleur ami, il a disparu, je n'ai aucune nouvelles. Il serait normalement venu ici hier au soir. Je suis inquiet. Tu peux peut-être m’aider…

L'argumentaire avait fait mouche. Le sourire de Cléa venait de s’effacer, elle avait manifestement compris l'urgence de la situation.

  • Bon, on va attendre Cloé. Elle en saura plus que moi, je n'étais pas là hier soir. Si ton ami est passé on va le savoir très vite. Tu ne veux pas qu'on aille boire un coup sur la terrasse juste à côté en attendant ? J'aimerais que tu m'en dises plus sur ton ami si tu le veux bien.

Le ton ironique avait disparu, elle semblait intriguée. Elle s'intéressait réellement à mon problème… alors que l'on ne se connaissait pas il y a encore quelques minutes à peine. Je ne pouvais pas m'octroyer le luxe de refuser toute aide. Les deux cocas servis, je lançai la conversation :

  • On se connaît depuis un peu plus de dix ans. On est très différents, mais on s'apprécie énormément. Je suis en train de réaliser que c'est la première fois que je ne sais pas où il est et s'il va bien. Je sais que parler de disparition pour quelqu'un qui n'a pas donné signe de vie depuis quelques heures à peine cela peut paraître fou ou prématuré, mais je peux te dire que venant de Simon, ce n'est vraiment pas normal, mais alors pas du tout.

  • Oui, je peux comprendre que tu t'inquiètes. Moi c'est pareil, si Cloé ne me donnait pas de nouvelles ne serait-ce que quelques heures, je flipperais comme toi, tu peux me croire. Si l'on peut t'aider on le fera.

Cela faisait plaisir d'être compris, au moins je ne passais pas pour un fou. Je poursuivis, curieux :

  • Tu connais bien Cloé ?

  • Oui, très bien, me répondit-elle, esquissant un demi sourire.

Je vis soudainement à son regard que son attention était attirée au loin, elle m'annonça :

  • Elle arrive, tu vas pouvoir avoir la réponse à ta question.

La demoiselle s'approcha de nous et m'adressa directement la parole.

  • Bonjour Benjamin, je ne t'attendais pas si tôt, me lança-elle, avec une impressionnante assurance.

J'étais soufflé, j'avais été pris par surprise, c'est le moins que l'on puisse dire. Et ce n'était pas seulement le fait qu'elle connaissait mon prénom qui m'avait mis dans cet état de stupeur. Cloé était la sœur jumelle de Cléa. Elles me regardaient maintenant toutes les deux, hilares.

Deux pour le prix d'une ? Cette enquête devenait passionnante.

Chapitre 6 à venir. Les sœurs jumelles.

***

J'attends comme d'habitude vos retours avec intérêt.

Christophe :bye:

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Christophe. Administrateur.

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Rémi

Hello,

Question : Mais pourquoi Cloé appelle-t-elle Benjamin, Simon ?
Bon, j’attends de voir la suite…

Merci Christophe

Chicboule

Bonjour Christophe,

Plus il y a de chapitres et plus y a du suspens je trouve, ce qui donne vraiment envie de connaître la suite au plus vite  😀 . Bravo à Mia pour la couverture elle est vraiment jolie  👌 .
Pour ce qui est de publier ton livre en version papier je trouve que tu as entièrement raison !!
De toute façon je suis partante pour acheter le livre dès sa sortie  😀 

Bon dimanche !

Béatrice

Didier

Bonjour Christophe

De mieux en mieux…
Et maintenant des sœurs jumelles !
Ça se complique cette histoire. 

Bon dimanche
Didier

Joseph

Quoi dire de plus ? Si ce n'est qu'on a hâte de connaitre la suite…  :wpds_smile: 

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