Loisirs SIA Le livre

SIA : 4ème Chapitre

Voici la couverture officielle du livre. Merci à Mia.

Voici le quatrième chapitre de ce livre fantastique.

Pour celles et ceux qui le découvriraient pour la première fois aujourd'hui, je leur propose de commencer par le début de l'histoire accessible ICI.

Voici synopsis.

Un Geek découche un soir, voilà un mystère qui ne déplacera pas les foules. Cette disparition n'émeut d'ailleurs personne et les autorités ne voient pas où est l'urgence, c'est un grand garçon tout de même. Mais Benjamin, son meilleur ami, ne l'entendait pas de cette oreille. Il savait que l'heure était grave. Il décide de partir à sa recherche aidé par une intelligence artificielle aussi précieuse qu'excentrique.

Allez, c'est parti !

***

Chapitre 4. Les recherches commencent

 

Je quittai la boutique de mon sauveur vidé, mais soulagé, limite serein. Je décidai de retourner logiquement chez moi terminer la recharge du portable et surtout questionner SIA. J'avais perdu assez de temps comme cela, il fallait que je commence à rechercher mon ami.

Je ne savais pas par où commencer, j’espérais que cette intelligence artificielle allait pourvoir me donner un sérieux coup de main.

La maison était vide, et c'était tant mieux, je n'étais pas d'humeur à débattre avec le frérot. J'allumai l'ordinateur, l'hologramme se manifesta. J'étais toujours aussi impressionné par cette technologie que mon ami avait su développer de façon inattendue.

Je faillis dire bonjour à la machine, un réflexe d'éducation et de politesse acquis dans mon enfance, mais je m'en gardai bien. J'entrai dans le vif du sujet :

  • Dis-moi SIA, sais-tu où pourrait se trouver Simon ?

  • Non.

  • En aurais-tu une petite idée ?

  • J'ai déjà répondu à cette question il y a 4 secondes.

Un programme ne s’embarrasse pas de subtilités. Je venais de réaliser, qu'effectivement, j'avais en fait posé deux fois la même question. C'est là qu'on se rend compte que l'on parle souvent pour ne rien dire, que l'on répète ou reformule fréquemment nos questions dans la vie de tous les jours quand on n'obtient pas la réponse escomptée. Je devais m'adapter à mon interlocutrice.

  • Dis-moi SIA, à quelle heure Simon est-il sorti de la maison pour la dernière fois ?

  • 3 juillet, 20h48

Ah, c'était un bon début, enfin des informations précises. Il est bien sorti hier soir. Je poursuivis, pendu, oui c'est une façon de parler, à ses (jolies) lèvres.

  • Sais-tu où il s'est rendu ?

  • 242 rue de la Loge.

J'étais agacé. Se pourrait-il que l'enquête soit déjà terminée ?! J'avais perdu tout ce temps alors que j'avais accès potentiellement à toutes les informations que je recherchais ?!

Il fallait que j'en fasse part à cette boîte de conserve.

  • Dis-moi SIA, pourquoi ne m'as-tu pas donné ces précieuses informations tout à l'heure ?

  • Vous ne me les avez pas demandées.

  • Comment ça ?

  • La précédente question posée il y a 3900 secondes était : ''Peux-tu m'aider à retrouver Simon ?''.

  • Oui, et alors ?!

  • Je ne pouvais répondre favorablement à cette requête.

Je commençai à m'énerver sérieusement.

  • Ce n'est pas logique ce que tu dis. Tu viens justement de me donner des informations pour le retrouver.

  • Je vous ai précisé à quelle heure Simon avait quitté la maison et à quelle adresse il se rendait. Je ne peux pas vous aider à le retrouver, puisque je ne sais pas où il est actuellement.

Je venais de me prendre un vent. Il est vrai que dire à un ordinateur qu'il n'est pas logique c'est comme si vous disiez à Thomas Pesquet qu'il a peur du vide.

Je poursuivis l’interrogatoire, espérant glaner quelques informations complémentaires utiles.

  • Dis-moi SIA. Sais-tu avec qui il avait rendez-vous ?

La réponse faillit me faire tomber de ma chaise.

  • Cette information est confidentielle.

Non, mais, de qui se moque-t-on ? On va arrêter de jouer là !

  • Dis-moi SIA, comprends-tu le concept de danger ?

  • Oui. Ce qui constitue une menace, un risque pour quelqu'un, quelque chose.

  • Parfait ! Eh bien ton créateur est en danger ! J'ai besoin que tu me dises tout ce que tu sais pour l'aider !

  • Cette information n'est pas vérifiée.

Pas évident de converser avec une machine, je tentai de me calmer. Il est vrai que la zénitude intrinsèque qu’affichait mon interlocutrice me rendait ridicule.

  • Que veux-tu dire par ''Cette information n'est pas vérifiée'' ?

  • Il n'y a aucun élément tangible qui permette de déduire que Simon est en danger. Son statut actuel étant : absent.

Elle avait marqué un point. J'étais peut être en train de m'emballer après tout. Il n'avait pas réapparu depuis hier, certes, mais rien ne laissait supposer qu'il avait fait une mauvaise rencontre. J'aurais été plus détendu, je me serai sûrement lancé dans une vanne du type, effectivement Watson, pas de cadavre, pas de meurtre. Mais je doutais que SIA soit capable de comprendre l'ironie.

Je laissai l'ordinateur en charge pour me rendre à l'adresse que m'avait communiquée SIA.

Je sautai dans mon véhicule, pressé d'en savoir plus. Je me disais que la ou les personnes habitant au 242 rue de la Loge allaient sûrement pouvoir m'aider à retrouver Simon. Je décidai d'accélérer.

Et, devinez quoi, un motard de la gendarmerie surgit – encore de nulle part – toute sirène hurlante, et m'intima l'ordre de m'arrêter. Il y avait comme un air de déjà-vu.

Et je ne croyais pas si bien dire. La silhouette qui venait vers moi m'était fichtrement familière… Je venais de me faire arrêter une nouvelle fois par le même gendarme que tout à l'heure ! Je n'arrivais pas à le regarder dans les yeux, je m'enfonçais dans mon siège, j'étais submergé par la honte.

  • Alors jeune homme, on se croit toujours sur un circuit ? Cela devient une habitude, dites donc. Vous venez de passer une zone limitée à 30 kilomètres/heure et ce coup-ci vous avez refusé en plus une priorité à droite. Je ne suis pas sûr que vous ayez compris mon message de tout à l'heure.

Une drôle de question me traversa la tête à ce moment précis : est-ce que l'on va en garde à vue lorsque l'on réitère une infraction, en tous les cas dans un temps aussi court ? Oui, à ce moment précis de mon existence, je m’inquiétais plus de devoir interrompre mon enquête, plutôt que des éventuelles conséquences sur ma liberté ou mon permis à points. Je décidai, fidèle à mes convictions, de répondre avec franchise et candeur, indécrottable que j'étais :

  • Pardonnez-moi. Oui, vous avez totalement raison, je suis en infraction. Je sais que ce n'est pas une excuse, mais mon meilleur ami a disparu et je suis à sa recherche. Je suis inquiet et pressé de le retrouver…

Le représentant de l'ordre, contre toute attente, esquissa un sourire. Il me fixa pendant une dizaine de secondes, et c'est long quand on est sous le feu des projecteurs, et me sermonna :

  • Vous ne pourrez pas aider votre ami si vous êtes mort ou en prison. Je vous conseille de changer rapidement d'attitude jeune homme. Me comprenez-vous bien ? conclut-il en me transperçant des yeux.

J'étais abasourdi. Ce gendarme était singulier. J'avais cette curieuse impression qu'il était mon ange gardien, allez savoir pourquoi… Je répondis, balbutiant :

  • Euh, oui… C'est pas très intelligent ce que je viens de faire.

J'eus droit comme lors de notre première rencontre à une réponse singulière :

  • Bon, allez, c'est votre jour de chance. Je vous laisse repartir, mais promettez-moi que l'on ne se recroisera plus.

Je n'étais pas sûr d'avoir compris. J'avais été arrêté deux fois dans la même matinée, avais été pris sur le fait, sans aucune possibilité de nier ces infractions caractérisées et je repartais tout de même libre, sans même une amende. C'était tout bonnement incompréhensible.

Je ne demandai pas mon reste. Je commençai à croire que mon interlocuteur, bien qu'en uniforme, n'avait pas toute sa tête. S'il laissait partir tous les contrevenants, je ne suis pas sûr que les routes en seraient plus sûres. Oui, j'étais en train de me flageller vu que la loi ne s'en était pas chargée. 

Je pris congé poliment, respectueusement, mis mon clignotant, vérifiai trois fois qu'aucun automobiliste n'arrivait dans mon rétroviseur, qu'aucun piéton n'était visible 300 mètres à la ronde. Mon véhicule amorçait son départ quand j'entendis l'officier lâcher :

  • Bonne journée Benjamin.

Je décidai de ne pas relever le propos, trop heureux de retrouver ma liberté. Je poursuivis ma route tout en me demandant comment il connaissait mon prénom, puisqu'il n'avait jamais pris connaissance de mon identité.

Cette enquête était décidément très spéciale.

Chapitre 5. La rue de la Loge : accessible ici : https://sospc.name/sia-5eme-chapitre/

***

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ? Avez-vous envie de connaitre la suite ?

J'attends comme d'habitude vos retours avec intérêt.

Christophe :bye:

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Christophe. Administrateur.

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Chicboule

Bonjour Christophe,

Quel plaisir quand arrive le dimanche de lire un nouveau chapitre et ça devient de plus en plus intrigant et captivant à la fois. J’adore !!!

Bon dimanche.

Béatrice

Didier

Salut Christophe
De mieux en mieux cette histoire !

Et si ce gentil motard de la Gendarmerie n'était autre que la réincarnation du papa de Benjamin ?
Super la couverture, bravo Mia !

bon dimanche à tous
 🐧 

Alain

Bonjour Christophe,

Décidemment, tu a le don de nous laisser en plan toujours quand ça commence a devenir intéressant.

Cette intrigue me rappelle une histoire déjà vu

Alain

Alain

Elle me fait penser plutôt à CTRL ALT SUPP

Sylvie

Bonjour Christophe
Merci pour cette lecture matinale : Le chapitre paraît toujours trop court ! On voudrait en avoir plus  🙂 

Joseph

C'est comme dans les films, quand ça devient intéressant, ça s'arrête juste au moment ou on voudrait en savoir plus !   :wpds_wink:  Sauf qu'ici, il n'y a pas de coupure pub !
Merci Christophe, suite au prochain feuilleton !.

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